jeudi 22 novembre 2012

La traditionnelle cérémonie « Pachamanca »


Ce soir nous assistons à la préparation d’un souper bien spécial appelé la Pachamanca. Il s’agit d’un plat typique péruvien accompagné d’un rituel ancestral datant de l’époque de l’Empire incas. Pachamanca est un mot provenant de la langue indienne Quechua où Pacha  signifie « terre » et manka signifie « marmite ». Cela veut dire que c’est un plat préparé à l’intérieur de la terre.  Pour les Incas, la « Terre mère » Pachamama était un élément central de leurs croyances et traditions et elle est toujours très présente dans les régions andines du Pérou. Les descendants des Incas procèdent encore aujourd’hui à des rituels de remerciements à la Pachamama qui leur procure la nourriture pour s’alimenter.

Plus précisément, la Pachamanca consiste à faire cuire des viandes et légumes variés dans un trou creusé à même la terre. La préparation de ce met s’échelonne sur quelques heures. D’abord, des pierres sont chauffées pendant 3-4 heures sur le feu. Ensuite, elles sont déposées dans un trou préalablement creusé. On y dépose la nourriture puis celle-ci est recouverte de feuilles de bananier permettant ainsi de garder un certain degré d’humidité. Ensuite, le tout est recouvert par la terre. La cuisson dure environ 2 heures sous l’effet de la chaleur générée par les pierres incandescentes. Une fois que la nourriture est prête, on procède à une cérémonie de remerciements à la Pachamama (Terre mère).

Nous avons eu la chance d’assister à cette cérémonie en même temps qu’un groupe de jeunes étudiants péruviens du primaire. Ceux-ci parlaient français car ils étudient dans une école francophone au Pérou. La cérémonie a donc été célébrée en français ! D’abord, un parrain et une marraine sont désignés parmi les écoliers. Une petite croix fleurie avec un drapeau péruvien était déjà plantée sur le dessus de la Pachamanca. Les deux jeunes déposent des feuilles de coca sur la terre pour la nourrir. Ensuite, ils versent un peu de chicha (boisson andine faite à base de maïs fermenté) pour abreuver la terre. Il s’agit d’offrandes faites à la Pachamama (Terre mère) pour la remercier. La cérémonie se termine en retirant la croix sur le dessus de la Pachamanca. Finalement, le trou est ouvert et on y découvre la nourriture : pommes de terre, patates douces, épis de maïs, fèves, fromage enveloppé dans des feuilles de maïs, tamales, viande de porc et poulet mariné. Nous avions faim depuis un bon moment déjà, mais l’attente a vraiment value la peine ! Cette technique de cuisson donne une saveur particulière et unique à la nourriture. Wow ! Nous avons eu droit à un véritable festin !!

La Pachamanca est un moment festif très cher au coeur des Péruviens. Il s’agit d’un moment de partage et de découverte intense chargé d´émotions et de tradition. Mon père et moi avons été très contents et privilégiés d’avoir pu découvrir et prendre part à cet élément important de la culture péruvienne !!

 

Visite d’un vignoble et d’une hacienda


Ce matin, on quitte l’oasis de Huacachina et on se rend à quelques kilomètres plus loin à la Bodega El Catador, un vignoble de la région. Un guide nous reçoit pour nous faire visiter l’endroit et pour nous expliquer le processus de production du pisco, la boisson typique du Pérou. Elle est faite à partir d’une variété de raisins verts. Les vignes sont suspendues en hauteur sur des supports afin de contrôler la température du sol par de l’ombrage. Les vendanges ont lieu aux mois de février-mars. Dans ce vignoble, une partie de l’extraction du jus s’effectue encore de façon artisanale, c’est-à-dire en écrasant les raisins avec les pieds ! Les propriétaires engagent des gens qui pilent les raisins pendant pratiquement une nuit complète, c’est une tradition. Le guide nous montre également la façon artisanale d’entreposer le jus dans des grosses cruches pour le processus de fermentation. Jusqu’ici ça ressemble beaucoup à la façon de produire le vin. Cependant, tout comme la plupart des boissons fortes, la fabrication du pisco nécessite une étape supplémentaire : la distillation. On nous montre l’énorme cuve où l’on fait bouillir le liquide fermenté pendant plusieurs heures pour ensuite faire condenser les vapeurs par un système de refroidissement à l’eau. Très intéressant !

Après la visite guidée, on a droit à une petite dégustation des principaux produits du vignoble : vin apéritif  (16%), pisco (40% ayoye !), pisco sour (18%), crème de pisco (17%). Cette dernière est vraiment délicieuse. Ça ressemble un peu à du Baileys, mais elle contient un extrait de figues, miamm ! Le pisco pur est vraiment très fort, TROP fort pour moi… Le pisco sour est un cocktail populaire qui nous est souvent offert dans les bars et restaurants péruviens. Il s’agit d’un mélange de pisco, jus de lime, sucre de canne et blanc d’œuf. C’est bon, mais ça demeure quand même assez fort au goût. Malheureusement, mon père ne peut pas vraiment y goûter car son foie ne digère pas les œufs… Finalement, on nous fait déguster une confiture d’un fruit exotique ainsi qu’un type de chocolat fabriqués dans la région. Ce dernier est rempli avec du caramel et une noix de pacane. Très bon… j’ai un faible pour le chocolat !

Après avoir pris un dîner léger au resto du vignoble, on revient à la ville d’Ica pour prendre un autobus en direction de Nazca, pour environ 3hr30 de route. Une fois arrivés, on se rend directement à l’extérieur de la ville pour rejoindre une petite hacienda (ferme). C’est ici que nous allons dormir ce soir. Avant le coucher du soleil, Dennis nous fait visiter le domaine. On découvre différents arbres fruitiers (manguier, oranger, figuier de barbarie) ainsi que d’autres cultures comme l’arbre cotonnier et le parasite cochinilla, qui appartient à la famille des coccinelles. Ce parasite se développe sur les cactus et il est recueilli pour la production d’un pigment rouge naturel. J’ai été particulièrement impressionnée par l’arbre cotonnier, c’est la première fois que j’en voyais un. Il y avait plein de petites boules de coton de couleur beige, c’est très doux même à l’état naturel !

Ensuite, on découvre les animaux de la ferme : poules, coqs, moutons, chevaux, colombes… et le plus impressionnant des paons ! Wow, quel bel oiseau avec sa longue queue remplie de belles plumes ! C’est le mâle qui possède les plus belles couleurs de plumage : un bleu scintillant pour le cou et des longues plumes verdoyantes pour la queue, tout ça pour courtiser la femelle paon. Par contre, le cri du paon est très agressant à l’oreille… surtout qu’il y en a plusieurs sur la ferme. Ils sont laissés libres. On peut les observer grimper dans les arbres et sur le toit des maisons. Ils sont habiles malgré leur gabarit !

La hacienda Wasipunko est un endroit calme et paisible loin de la ville et de ses klaxons et odeurs d’huile. On est vraiment en pleine campagne ! Ça fait du bien de respirer de l’air pur enfin ! On en profite pour se reposer un peu avant l’heure du souper.

mercredi 21 novembre 2012

Oasis de Huacachina et buggie dans le désert



En après-midi, on arrive à Huacachina un petit oasis entouré d’immenses dunes de sable. Au milieu se trouve un lagon avec des palmiers. Nous sommes dans un vrai désert ! Il fait très chaud et sec. Notre hôtel est vraiment joli et il y a même une grosse piscine creusée. Dès notre arrivée, on se dépêche à mettre nos maillots pour profiter d’une petite trempette dans la piscine.


Vers 4hrs de l’après-midi, on se prépare à une aventure dans le désert. Nous allons faire une ballade à bord d’un buggie des sables appelés arenero. Il s’agit d’un gros 4x4 avec d’énormes roues et une structure externe solide. Il peut contenir 8-10 personnes environ. Le chauffeur nous conduit jusqu’au désert où nous dévalons les dunes à toute vitesse. On se sent comme dans une montagne russe. On se rend compte rapidement de l’ampleur du désert, les dunes sont à perte de vue ! Parfois, le chauffeur prend des virages très serrés et le buggie penche sur le côté... On se met à crier ! Bref, beaucoup d’émotions fortes ! À trois reprises, le buggie s’arrête au sommet d’une dune et on nous remet des planches sand board afin de glisser sur le sable. Certains descendent debout comme sur un snow board.  Moi je préfère sur le ventre, ça va plus vite et c’est moins risqué de tomber. De toute manière je n’ai jamais fait de snow board, alors je ne crois pas que j’aurais été capable de descendre la dune en position debout sur la planche. J’ai filmé la glissade de mon père qui ne se laissait pas impressionner. Il réussissait à prendre beaucoup de vitesse pendant sa descente. Nous restons dans le désert jusqu’au moment du coucher du soleil et on prend quelques photos sur le chemin du retour.


Dès la tombée de la nuit, la température descend beaucoup et il fait assez froid. Ça fait un grand contraste avec le jour où il faisait environ 30 degrés.

Paracas et Islas Ballestas



Ce matin, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de notre hôtel avec vue sur le port et la baie de Paracas. Très belle ambiance matinale ! Paracas est un petit village de pêcheur sur la côte du Pacifique à environ 200 km au sud de Lima. À part le tourisme, l’économie de cette municipalité est basée sur la pêche et les usines de transformation du poisson. 

 

Après déjeuner, on se rend sur le quai pour prendre un petit bateau qui nous fera découvrir la principale attraction touristique du coin : les Islas Ballestas. Ce sont des îles situées en haute mer. On les appelle les « Galapagos du pauvre ». 


 
Notre excursion débute en longeant la côte de la baie pour y découvrir le Candelabro. Il s’agit d’un dessin gigantesque de 150 m de haut par 50 m de large, creusé sur la paroi d’une colline faisant face à la mer. Il ressemble à un cactus à 3 branches ou encore à un chandelier, d’où son nom de Candelabro. Personne ne connait ni l’origine ni la signification de ce dessin puisque les archéologues n’ont retrouvé aucun reste organique permettant de dater l’artéfact. Toutefois, il y a plusieurs théories. Certains le rattachent aux lignes de Nazca, d’autres pensent qu’il représente la constellation de la Croix du Sud et qu’il aurait pu servir de repère aux navigateurs d’antan. D’autres encore suggèrent qu’il aurait été inspiré par une variété de cactus local aux propriétés hallucinogènes.




 

Après avoir longé la côte, le bateau se dirige maintenant vers le large et navigue pendant environ 30 minutes. Cap sur les Islas Ballestas ! Une fois rendus, on se rend bien vite compte de la diversité de la faune qui s’y trouve ! Des milliers d’oiseaux, 200 espèces différentes, dont des goélands, des mouettes, des manchots et des pélicans. Les îles sont recouvertes d’une couleur blanchâtre, la merde des oiseaux communément appelé le guano. À certains endroits sur les îles, il peut atteindre une épaisseur de 50 mètres, imaginez ! Les Péruviens font la récolte du guano sur les îles à tous les 5-6 ans afin de l’exporter à l’étranger comme fertilisant naturel. À chaque fois, environ 4000 tonnes de guano est récolté et est vendu 400 $US la tonne. C’est donc dire que la merde fait prospérer l’économie péruvienne !
 















 
 

 















Sur les îles, on observe aussi des otaries et des lions de mer qui se reposent tranquillement sur les rochers et font la pause au grand bonheur des touristes ! Les mâles sont parfois très agressifs pendant la période de reproduction. On en a vu deux qui se menaçaient et se mordaient le cou.

Retour au quai en milieu d’avant-midi, mon père et moi on se promène un peu sur la plage et on visite les kiosques touristiques. Dennis nous amène dîner dans un petit resto tout près du quai. C’est là que je savoure la meilleure ceviche de toute ma vie ! Ce met typique de la côte est constitué de poisson frais, cru, mariné dans du jus de lime et des oignons rouges. Wow, c’est tout simplement succulent !

Après le dîner, nous reprenons la route en direction de la ville de Ica, située à une heure de route en plein désert.

mardi 20 novembre 2012

Visite de Lima

Aujourd’hui, nous effectuons la visite de différents quartiers de la ville de Lima à bord de l’autobus touristique Mirabus.



 

On apprend qu’il y a 9 millions d’habitants qui vivent dans la capitale, soit près du tiers de la population totale du Pérou qui est de 30 millions. On parcourt les principales artères de la ville et le guide nous donne plein d’information. À un moment donné, on observe un amoncellement de pierres. Il s’agit de ruines pré-incas qui font contraste avec le paysage urbain contemporain Je dois avouer que j’ai un peu de misère à tolérer l’odeur des voitures… Il ne semble pas y avoir de système anti-pollution et parfois une boucane noire s’échappe des camions… J’ai une respiration plutôt superficielle, car sinon j’ai l’impression de m’étouffer. C’est peut-être pour ça aussi que j’ai un léger mal de tête depuis que je suis arrivée dans la ville il y a quelques jours.

Le tour guidé se termine par une visite de la Cathédrale principale de la ville, dont la construction fut terminée en 1555. On y retrouve les restes de Francisco Pizarro, navigateur espagnol et fondateur de Lima en 1535.


 
 



















Lors du retour en autobus, nous faisons la connaissance d’un couple d’Argentins très gentils, Ruben et Marta, ainsi qu’un Québécois de la région de Québec. Nous discutons un peu avec eux. Le couple argentin me remet leurs coordonnées si jamais j’ai besoin de quoi que ce soit lors de mon séjour prochain en Argentine. C’est très généreux de leur part ! Lorsque le tour est terminé ils nous saluent chaleureusement par une embrassade.

Dennis nous amène ensuite dans le quartier « bohème » de Barranco. Nous dinons dans le restaurant Rustica. On y mange un buffet varié de mets typiques péruviens. C’était très bon. J’ai voulu goûter un peu à tout, donc j’ai finalement trop mangé…

Vers le milieu de l’après-midi, nous récupérons nos bagages à l’hôtel et nous quittons la ville de Lima. Nous prenons l’autobus pour un trajet de 4 heures en direction de Paracas. En chemin, nous avons la chance d’observer un magnifique coucher de soleil sur l’océan Pacifique.


Arrivés à Paracas, nous nous rendons à l’hôtel Mar Azul et nous découvrons notre charmante petite chambre colorée munie d’un balcon. Très agréable comme endroit. Finalement, on s’achète quelques fruits pour un souper léger étant donné que nous avions tellement mangé pour le dîner. Papa mange la meilleure mangue qu’il a goutée dans toute sa vie… Les fruits sont tellement bons ici et ça ne coûte vraiment pas cher comparativement aux fruits tropicaux que nous importons au Québec.

lundi 19 novembre 2012

Arrivée de papa à Lima… Enfin !

En ce matin gris et brumeux,  je prends le taxi en direction  de l’aéroport de Lima. Même heure, même poste ! C’est le jour de la marmotte ! En résumé, c’est ma 3e visite de l’aéroport en 5 jours ! Bonne moyenne ! Je commence à bien connaître l’endroit. La seule différence c’est qu’aujourd’hui je suis accompagnée de Dennis, mon ami péruvien. Pour ceux qui ne le savaient pas, le vol Québec - Toronto que mon père a pris jeudi soir a dû rebrousser chemin en raison de problème de dépressurisation. Il a donc perdu sa connexion Toronto - Lima et il n’y avait pas d’autres vols avant le dimanche suivant…

Bon, cette fois-ci c’est la bonne ! Le vol arrive à l’heure prévue et je retrouve finalement mon père 60 min. plus tard à sa sortie des douanes. Je suis très contente et rassurée de le voir enfin après toutes ces péripéties. Je présente Dennis à mon père. Il sera notre guide touristique pendant toute la durée de notre voyage au Pérou.

Nous reprenons le taxi en direction de l’hôtel The Place situé dans le quartier touristique de Miraflores. Pendant une partie du trajet nous longeons la côte de l’océan Pacifique. On observe quelques surfeurs qui se trouvent dans la mer et attendent que les vagues se manifestent ! Mon père est surpris de la façon de conduire des chauffeurs ici, c’est assez fou : bruit infernal des klaxons,  chacun essaie de se frayer un chemin en coupant la voie de son voisin sans jamais mettre de clignotant. 

Arrivés à l’hôtel vers 10hr00, je m’empresse de me connecter sur internet et d’écrire un message à maman pour l’aviser que papa est bel et bien arrivé comme prévu et sans problème particulier. Papa en profite pour faire une petite sieste. 

Nous allons ensuite dîner dans un petit resto tout près de l’hôtel. Il n’y avait pas de plan précis pour l’après-midi, mais étant donné que mon père n’est pas trop fatigué, Dennis nous propose une visite libre du centre-ville de Lima. Nous nous y rendons en taxi. Je prends quelques photos de la Plaza San Martin, de la Plaza de Armas ainsi que des édifices aux alentours. 

 

Ensuite, on décide de visiter le monastère Franciscain de la ville, datant du 16e siècle.  On joint un groupe et on effectue le tour guidé en anglais, car pas offert en français. Ouff… on a de la difficulté à comprendre l’accent anglais de la guide péruvienne. On commence notre visite par une section rénovée du vieux monastère, maintenant devenu un musée d’art religieux. Il y a de très vieilles fresques et peintures sur les murs et les plafonds sont sculptés dans du bois de cèdre. On poursuit par la visite des catacombes au sous-sol de la cathédrale annexée au monastère… Il y a une quantité phénoménale d’ossements rassemblés ici et là, environ 70 000 sépultures au total. À un endroit, les crânes et les fémurs ont été disposés en de saisissants cercles concentriques. C’est impressionnant ! On remonte au rez-de-chaussée pour terminer la visite. On s’attarde un instant pour observer des statues de Saints, et là on se rend compte que la guide n’est plus là. Elle a perdu presque la moitié du groupe ! Pas fort… Une chance qu’on n’était sorti des catacombes ! En tout cas, c’était vraiment PAS la meilleure guide que j’ai eu. Elle ne portait pas vraiment attention au groupe, on dirait qu’elle était dans sa bulle.

On continue encore à se promener dans le centre-ville jusqu’en fin d’après-midi. Et là Dennis nous propose de nous faire goûter quelque chose de typique que les Péruviens aiment bien, de l’anticucho, c’est-à-dire du cœur de bœuf mariné et cuit sur le grill. Ça ressemble à une brochette et c’est vendu dans des petits kiosques sur le bord de la rue. Ouin, j’hésite… Finalement, mon père et moi on goûte à la brochette en question. Je n’aime pas vraiment ça, la texture est assez particulière, c’est un peu raide à mâcher. Je mange 2 morceaux puis je donne le reste à Dennis. Le goût me reste en bouche et j’aime pas trop ça, alors sur le chemin du retour on s’arrête manger une petite crème glacée. Même si je mange rarement de la crème glacée, cette fois-ci j’apprécie le goût familier de la vanille qui m’enlève le goût bizarre de l’anticucho. Ensuite, retour à l’hôtel où mon père fait sa deuxième sieste de la journée.

En soirée, on se rend dans un resto situé près du parc Kennedy de Miraflores. Je déguste une super bonne pizza accompagnée d’un verre de vin. Par la suite, petite tournée des kiosques d’artisanat et bijoux pour enfin retourner à l’hôtel. La soirée se complète par une discussion avec maman sur skype où papa raconte ses premières impressions de la ville de Lima.

mercredi 31 octobre 2012

Arrivée à Santa Marta

Après une longue nuit en autobus, j’arrive enfin à Santa Marta. C’est là que je me rends compte que j’ai vraiment changé de région. Il fait très chaud et on est seulement le matin. Je prends un taxi en direction de l’hostal The Dreamer où j’ai effectué une réservation. Cet hostal est un peu à l’extérieur de la ville. Il est spacieux. Il y a une aire ouverte centrale avec une cuisine, un restaurant, un bar, une table de billard, des hamacs et une grande piscine creusée. Les chambres sont disposées tout autour de cette zone centrale, sous la forme d’un carré incluant la réception. Chaque chambre ou dortoir porte le nom d’un pays (Brésil, Inde, Espagne, etc.) et elles sont peinturées et décorées selon le pays en question. C’est très joli !

Puisque je n’ai pas encore mangé depuis la veille, je prends le petit déjeuner au resto de l’hôtel et je m’installe tranquillement. Aujourd’hui,  rien de prévu à l’horaire. J’en profite pour me reposer un peu, planifier les journées à venir, me mettre à jour dans la rédaction de mon blog et faire l’achat de mon billet d’avion pour le Pérou. Je fais la rencontre d’un Québécois et je jase un peu avec lui. Il fait actuellement sa certification de plongée sous-marine à Taganga, un village voisin, et il prend des cours d’espagnol à l’hôtel. Je l’aide un peu dans ses devoirs d’espagnol. Finalement, j’effectue la réservation d’une excursion de 4 jours dans la Sierra Nevada pour le lendemain et je règle le tout avec un représentant de l’agence Magic Tour qui vient directement à l’hôtel pour recevoir mon paiement.